La prophylaxie au clapier

La prophylaxie constitue un ensemble de mesures, de précautions ou de traitements qui sont assez semblables entre eux aussi bien sur le fond qu’en ce qui concerne les thérapeutiques utilisées. Il faut d’abord distinguer deux sortes de prophylaxie : la prophylaxie sanitaire et la prophylaxie médicale.

La prophylaxie sanitaire comprend tout ce qui ne fait pas appel à des produits appliqués à l’organisme pour l’immuniser, le rendre réfractaire ou pour dépister une maladie. Elle correspond aux nettoyages, aux désinfections, aux mesures d’hygiène (isolement des sujets, quarantaine), à l’aération, aux normes d’élevage, à la qualité de l’alimentation ou encore à l’euthanasie quand elle est nécessaire.

La prophylaxie médicale repose généralement sur un diagnostic vétérinaire. Elle fait appel aux moyens thérapeutiques pour entraver une maladie ou ce sont encore les préventifs incorporés à l’aliment et les vaccinations.

Qu’il s’agisse de prophylaxie sanitaire ou médicale toutes deux sont obligatoirement liées à une hygiène aussi parfaite que possible.

Pour la prophylaxie sanitaire, la première des choses à faire est l’entretien, le nettoyage des locaux et des matériels. En retenant le principe que : Plus souvent est fait le nettoyage, mieux il est fait, moins il prend de temps et plus il est efficace.

Après un nettoyage sérieux, il faut désinfecter les clapiers avec une lampe à brûler de telle façon qu’aucune fente ou recoin ne soit à l’abri de la flamme. Mais la prophylaxie sanitaire ne se limite pas à cela, elle comprend également le traitement des litières. L’épandage sur les litières de superphosphate de chaux à raison de 40 gr par m2 modifie le PH (acidité ou alcalinité) de la litière et empêche la maturation des œufs, de vers et des oskystes de coccidies lesquels seront enlevés avec le renouvellement de la litière avant d’être devenus infectants.

Toutes ces opérations sont essentielles et d’un intérêt primordial pour conserver et entretenir une bonne hygiène au clapier. La température et l’aération des locaux ont également leur importance. A retenir que pour les nouveaux nés, pendant les premiers jours de leur vie la température du nid doit atteindre 35 degrés centigrade et pour les adultes la température idéale du logement doit être comprise entre 14 et 21 degrés. Il faut savoir que le lapin supporte bien le froid jusqu’à moins 10° sous zéro mais qu’il souffre beaucoup des fortes chaleurs, du manque d’oxygène, de l’exposition prolongée aux rayons du soleil, il faut retenir qu’au-dessus de 35° il meurt axphyxié. Les températures critiques sont de -15 degrés et + 35 degrés centigrade.

La prophylaxie médicale comprend après diagnostic vétérinaire les traitements curatifs par distribution de médicaments ou de soins dans un but préventif.

Les vaccinations sont des traitements préventifs très employées dans l’élevage du lapin et facilement réalisables par l’éleveur amateur. Elles sont indispensables pour protéger un cheptel de lapins de la myxomatose et de la V.H.D.

  * Lapinophile : Celui qui aime l’élevage du lapin                                                            

         Compléments à la pratique de l’élevage    

L’autopsie.

Dans un élevage de lapins, il est nécessaire parfois de faire des prélèvements de viscères sur des sujets morts de maladies pour faire une analyse du mal et en tirer un diagnostic. La pratique de l’autopsie est relativement simple, elle peut être réalisée par l’éleveur, qu’il soit professionnel ou amateur.

Matériel

Une paire de gants en caoutchouc ou en feuille plastique, un couteau ou un bistouri, des linges propres, une blouse, du savon, de l’eau chaude, une serviette et bien entendu une table. Pas nécessaire si l’animal est en l’air, suspendu par les pattes arrière.

Technique

Allonger et maintenir sur le dos le sujet, mouiller avec du coton imbibé d’eau les poils sur la ligne médiane de l’abdomen afin d’éviter qu’ils souillent les organes lors de l’ouverture.

Décoller la peau ventrale. Ouvrir les cavités abdominale et thoracique. Prélever et examiner les poumons, le cœur, le foie, l’estomac, les intestins, la rate, les reins.

Suite opératoire

Enfouir le cadavre très profondément entre deux couches de chaux vive de 10 cm d’épaisseur. Nettoyer l’emplacement et le matériel avec une solution désinfectant.

                                                                                    C.Q.F.C                                                               L’Atelier zootechnique des éleveurs de lapins de race